Dominique Collin, un jeune théologien dominicain très en vue, commente ici la Lettre de Jacques, un texte peu connu du Nouveau Testament.
A la CCB44 on ne présente plus Dominique Collin, il est venu ces 2 dernières années à Nantes pour la présentation de son livre "le Christianisme n'existe pas encore" et l'année suivante pour une journée complète sur un nouveau livre "L'Evangile inouï"
S’il y a une lecture à faire en ces temps de profonds questionnements, c’est bien ce livre écrit par le dominicain Dominique Collin qui propose un commentaire de la lettre de Jacques adressée aux chrétiens à la fin du premier siècle. Que nous dit Jacques en substance ? Qu’il ne suffit pas de confesser la foi en Christ mais qu’il faut en vivre. Qu’il ne suffit pas de paraître car la foi en Jésus doit engager un mode de vie. Le christianisme est appelé à construire le monde de demain. Quand on lit cette épître de Jacques, on sent l’urgence de l’appel. Quand on lit Dominique Collin, on ne peut qu’acquiescer au propos et être profondément interrogé. Voilà une invitation urgente à faire nôtre cette exhortation vibrante et d’une surprenante actualité.
Ce que dit l'éditeur
La lettre de Jacques, court texte du Nouveau Testament, au ton vif et engagé, encore trop peu connue, est centrée sur une vigoureuse mise en garde : une foi qui serait désactivée de toute mise en oeuvre en vue de sauver ce monde serait une foi morte.
Le théologien Dominique Collin, qui en donne ici un commentaire particulièrement pertinent, montre combien la foi, pour Jacques, est comme un levier « hors du monde » qui, à la manière du point d'Archimède (« Donne-moi où je puisse me tenir ferme, et j'ébranlerai la Terre »), est capable d'ébranler la suffisance du monde.
Telle est l'actualité étonnante de la lettre de Jacques : elle nous rappelle l'urgence de destiner la foi à ce monde intolérable afin d'y vivre comme dans un monde à venir. Un monde qui n'aurait de sens qu'à rendre l'être humain souverainement libre et sauvé de toute aliénation.